Lever les freins à la mobilité des apprentis

Coïncidence avec la future réforme de l’apprentissage, la ministre du travail M. Pénicaud a confié en juillet dernier une mission à l’Eurodéputé Jean Arthuis sur la mobilité des apprentis

L’Eurodéputé devra rendre sa copie fin décembre. L’enjeu de cette mission est de proposer les mesures nécessaires au développement de la mobilité des apprentis français. L’objectif est de permettre à 15 000 apprentis d’être inscrits dans un cycle de mobilité européenne d’ici 2022. Aujourd’hui, ils ne sont que 6 800.

Pour parvenir à lever les freins, l’Eurodéputé doit, en collaboration avec l’IGAS et le ministère de l’Éducation nationale, proposer les mesures à introduire, au niveau législatif, pour engager davantage de jeunes dans l’ « Erasmus pro » de l’apprentissage. Les recommandations porteront sur la création d’un statut de « l’apprenti mobile » garantissant la protection sociale des jeunes, l’adaptation des référentiels et autres outils pédagogiques à la mobilité (renforcement de l’enseignement linguistique dans les CFA, formation à distance…), les méthodes d’accroissement des financements dédiés (abondements par les acteurs publics et privés), simplification de l’accès au programme Erasmus + et surtout, étudier les possibilités d’harmonisation des législations européennes en la matière.

À cet effet, il est plus qu’opportun de s’inspirer de la proposition de recommandation du Conseil adopté par la Commission Européenne, relative à un « cadre européen pour un apprentissage efficace et de qualité ».

D’ailleurs, l’UNSA à travers le comité Éducation-formation de la CES n’a pas manqué d’être force de propositions. La Commission européenne devrait débloquer 400 millions d’euros pour financer des bourses Erasmus à destination des apprentis.