Un texte loin de la simplification pour les actifs !

édito

Le projet de Loi « Pour choisir son avenir professionnel » a été examiné par le Sénat fin juin. Le texte final en procédure accélérée (une seule lecture au lieu de deux par l’Assemblée nationale et le Sénat) devrait être adopté au cours de l’été.

La méthode adoptée par le gouvernement, l’absence de dialogue sur les transformations envisagées, notamment sur l’articulation nationale et régionale de la gouvernance, le « flou » persistant (de nombreux points seront précisés par décret) nous interrogent et sont source d’inquiétudes.

Simplifier le système de la formation professionnelle (initiale et continue), réformer pour cela sa gouvernance et ses financements, en adoptant le principe d’une collecte unique confiée aux URSSAF, ne nous posent pas de problèmes de fond. À la condition cependant que cela permette au final de réels progrès, pour faciliter l’accès de tous les actifs à la formation, tout au long de leur vie professionnelle, et sécuriser ainsi leurs parcours personnels et professionnels.

Dans cette logique, après les ordonnances travail qui ont donné plus de flexibilité aux entreprises, c’est l’accompagnement des actifs tout au long de leur vie professionnelle qui devrait être privilégié pour plus de sécurité. Or, ce n’est pas le cas objectivement dans le projet de Loi, contrairement à l’ANI de février qui mettait l’accent sur cette nécessité de mieux accompagner les actifs et en priorité les publics les plus fragilisés dans l’emploi, les moins qualifiés.

Le choix de monétiser le CPF, pour lequel l’UNSA est opposée, va laisser l’individu isolé, sans conseils appropriés et risque donc d’accentuer à nouveau l’écart entre ceux qui savent gérer leurs parcours (les plus diplômés) et les autres, en accroissant les inégalités déjà existantes !

Par ailleurs, les transformations envisagées vont avoir des impacts sur de nombreuses structures (OPCA, OPACIF et FONGECIF, Chambres consulaires, etc…), les risques de « dommages collatéraux » dans les prochains mois, notamment en termes d’emploi, s’avèrent donc relativement importants.

Pour finir, l’évolution à marche forcée des OPCA en Opérateurs de Compétences, sur un modèle en réflexion en parallèle de la restructuration des branches, apporte une incertitude supplémentaire sur l’aspect opérationnel du système dès le 1er janvier 2019.

Le gouvernement va-t-il s’obstiner à complexifier pour les actifs… ce qu’il devait simplifier ? Affaire à suivre ces prochaines semaines dans le débat parlementaire…

Le volet Formation du projet de Loi en débat

De grandes transformations qui vont modifier en profondeur la gouvernance du système de formation professionnelle et la gestion des fonds dédiés

Après avoir été amendé par les députés, le projet de Loi « Pour la liberté de choisir son avenir professionnel » est actuellement en examen au Sénat. Il fait l’objet de nouveaux amendements, notamment sur le rôle alloué aux Régions en matière de formation professionnelle et d’orientation. Les sénateurs regrettent, comme l’UNSA, qu’il n’y ait pas eu de véritable bilan « partagé » de la mise en œuvre et des impacts de la précédente Loi de mars 2014.

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Les « derniers travaux » du CNEFOP

Deux guides destinés à accompagner la mise en œuvre du Plan d’Investissement dans les Compétences (PIC) dans les territoires

Quatre ans seulement après sa création par la loi de 2014, le Conseil national de l’emploi, de la formation et l’orientation professionnelles (CNEFOP) va disparaître. L’UNSA a participé aux travaux de ses commissions, qui ont permis des échanges riches et constructifs sur de nombreuses thématiques.

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L’AFEST ou le récit d’une expérimentation réussie

L’Action de Formation En Situation de Travail (AFEST) : Bilan et enjeux de l’expérimentation menée

Dans le cadre d’un partenariat entre la DGEFP, le FPSSP, le CNEFOP, le COPANEF, l’ANACT et le réseau des ARACT, avec le concours actif de plusieurs OPCA, l’expérimentation d’un projet de formation en situation de travail a été menée au sein d’entreprises de secteurs différents.

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Réforme de l’apprentissage

Une réforme au pas de course qui risque d’aboutir à réduire l’accès à l’apprentissage dans certains territoires où le manque de financements empêche les jeunes les plus en difficultés sociales de suivre ce type de formation

L’UNSA ne s’est jamais opposée au développement des diverses voies de formations en alternance, qu’il s’agisse de l’apprentissage ou du contrat de professionnalisation. La seule réserve émise, dans le cadre de la Carte régionale des formations, était qu’elles s’inscrivent bien dans les territoires en complémentarité et non en concurrence avec les formations professionnelles de la voie scolaire initiale.

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Formation professionnelle : une nouvelle réforme !

édito

Notre système de formation professionnelle, hérité de la loi Delors de 1971, fait l’objet de nombreuses critiques. Malgré les réformes successivement opérées, il est jugé inégalitaire, complexe, opaque, peu lisible au final pour l’ensemble des actifs. Pour le gouvernement, ce système ne permet pas de faire face, de façon appropriée, aux enjeux identifiés aujourd’hui, en termes d’évolution des emplois, de besoin de compétences des entreprises et des territoires, de sécurisation des parcours professionnels et de lutte contre le chômage.

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